Cote d’ivoire : Abidjan veut « sauver la forêt dévorée par la culture du cacao» - Africa Green Magazine

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Cote d’ivoire : Abidjan veut « sauver la forêt dévorée par la culture du cacao»

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Cote d’ivoire : Abidjan veut « sauver la forêt dévorée par la culture du cacao»


La Côte d'Ivoire, pays d'Afrique de l'Ouest comptant 16 millions d'habitants, est le premier producteur mondial de fèves de cacao. Sa production moyenne annuelle de 1.200.000 tonnes, soit 41 % de l'offre mondiale. En effet, la cacao-culture représente 15 % du Produit Intérieur Brut (PIB), 40 % des exportations du pays et assure les moyens de subsistance de près de 8 millions de personnes. Garantir la durabilité du secteur est donc un enjeu clef au niveau social, économique et environnemental. Cependant, l’extension des terres agricoles pour la culture du cacao constitue l’un des principaux moteurs de la déforestation dans ce pays.
Culture de cacao en Côte d’Ivoire 

Perte de près de 90% des forêts en côte d’Ivoire en 50 ans


 En un demi-siècle, le développement de l’industrie cacaoyère, vitale pour l’économie du pays, a détruit plus des 2/3 du couvert forestier. D’après Monsieur Brahima Fofana, directeur de Cabinet du Ministère en charge de l’Environnement, présentement la Côte d'Ivoire a perdu 80% de ses forêts en un demi-siècle. De plus de 16,5 millions d'hectares à l'indépendance en 1960, le couvert forestier ivoirien est progressivement passé à environ 12 millions d'ha en 1970 puis à quatre millions en 2000. Au rythme actuel de déforestation, la Côte d’Ivoire est en voie de perdre irrémédiablement la totalité de son couvert forestier d’ici à 2034. Dans le sens sauver les terres forestières perdues, il s’avère nécessaire de mettre en place des politiques adéquate. 
Surfaces forestières perdues 

Politique de récupération des surfaces forestières perdues 

Le ministre ivoirien des eaux et forêts, Alain Richard Donwahi a déclaré qu’ils doivent prendre conscience que la forêt est une richesse, un patrimoine à léguer aux générations futures. En outre il a souligné qu’ils veulent sauver la forêt ivoirienne, regagner le terrain perdu, replanter, reboiser, mobiliser leurs concitoyens et leurs partenaires. Leur lutte pour la sauvegarde de leurs forêts s’inscrit dans la lutte globale contre le réchauffement climatique.

C’est dans ce sens que la Côte d’Ivoire va organiser en janvier 2020 une table ronde avec comme objectif de freiner une déforestation qui menace la stabilité climatique de la région. Cette table ronde  qui se tiendra le 16 Janvier 2020 a pour objectif de mobiliser 616 milliards de francs (près de 1 milliard d’euros) en vue de financer sur la période 2020-2030 la nouvelle stratégie forestière en Côte d’Ivoire, adoptée en février. La nouvelle politique forestière ivoirienne destinée à recouvrer « 6 millions d’hectares en 2030 et 8 millions d’hectares en 2045 », englobe à la fois la réhabilitation, le reboisement et l’agroforesterie pour utiliser moins de terre. L’agroforesterie constitue une des réponses préconisées par les acteurs de la filière pour produire du cacao tout en restaurant le couvert forestier, améliorer la fertilité des sols et diversifier les revenus des producteurs.  Cela permettrait de briser la spirale négative de la dégradation environnementale, de l’appauvrissement des producteurs et de l’insécurité alimentaire.

Outre les bailleurs de fonds internationaux, les industries chocolatières seront les parties prenantes de la grande ambition de réhabilitation des forêts en Côte d’Ivoire. 

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