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LES DECHETS DU SECTEUR AUTOMOBILE, UN GRAND DANGER POUR L’ENVIRONNEMENT

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LES DECHETS DU SECTEUR AUTOMOBILE, UN GRAND DANGER POUR L’ENVIRONNEMENT



AGM/    Les carrossiers, garagistes et autres acteurs du secteur automobile   génèrent beaucoup de déchets : de l’huile usagée, des filtres à huile, des batteries, des pneus usagés et même des véhicules mis au rebut. Ils utilisent pour leurs activités des produits et du matériel à usage nuisibles pour l’homme et son environnement. Les professionnels de l’automobile le savent car, selon l’anthropologue Etienne ROY, près de 2 millions de voitures sont abandonnées chaque année ou mis à la casse, par l’intermédiaire des assureurs ou des garagistes.


Une fois arrivé sur le chantier d’un « casseur », ces voitures suivront une procédure allant d’un prélèvement de certaines pièces à revendre sur le marché de l’occasion  jusqu’à l’obtention de résidus parfois non recyclable (27%), en passant par la ferraillerie (70%) et à la vente de métaux non ferreux (3%). C’est ainsi que 40 000 tonnes de déchets automobile sont déposés dans des décharges qui ne leur sont pas destinées nous explique l’anthropologue.   De ce fait, éliminer les déchets des garages et des carrosseries nécessite une bonne organisation si on veut éviter d’être un agent destructeur de la planète.       

DE QUELS DECHETS EST-IL QUESTION ?

Il est important de signaler qu’il y’a deux types de déchets dans le secteur de l’automobile. D’abord,  les déchets industriels banals (DIB) : Ceux-là ne présentent aucuns impacts dangereux pour la nature (air, eau et sol) ni pour les personnes, mais ils se dégradent progressivement et risquent ainsi de polluer les milieux où ils se trouvent. Il est donc utile de les éliminer dans des unités de traitement appropriées. Leur manutention ou leur stockage ne nécessite pas de précautions particulières.  


Enfin, les déchets industriels dangereux (DID) : ces derniers peuvent avoir diverses caractéristiques qui les rendent dangereux : ils peuvent être nocifs, toxiques, corrosifs, inflammables, explosifs etc. Ces déchets sont fortement polluants pour les milieux naturels (air, eau et sol), dangereux pour les personnes, et nécessitent donc des précautions particulières de traitement. 

EXEMPLES DE DECHETS.

Voici quelques déchets industriels banals que l’on retrouve dans les garages automobiles, et les ateliers de carrosseries ; pneus, phare, disque d’embrayage, plaquette de frein sans amiante, filtre à air, emballages (plastiques, carton, polystyrène, papier bulle), ampoules, textiles, mousse de garnissage, poussière…


Autres déchets industriels dangereux à effets nuisibles pour l’homme et son environnement ; batteries, huiles de vidange usagées, liquides de refroidissement, de frein, de lave glace, véhicules hors d’usage (VHU) non dépollués, pièces métalliques souillées par des graisses ou des hydrocarbures : pièces de moteur, joints de culasse, amortisseurs, filtres à huile et à gasoil non égouttés, filtres de cabine de peinture et d’aspiration, matière de vidange du débourbeur, solvants, diluants, aérosols…

QUEL EST L’AVENIR DES VEHICULES HORS D’USAGE (VHU)

Les épaves que l’on appelle aussi les VHU sont de véritables nies à rats, vecteurs de diverses maladies et hôte de différents reptiles tels que les serpents. Ils trouvent leur place et sont utiles dans le recyclage, ceci passe par une opération de dépollution, bien évidemment, lorsqu’elles arrivent dans un centre de traitement, les VHU sont considérées comme des déchets très dangereux car elles contiennent des éléments liquides et solides eux-mêmes classés comme dangereux.


La dépollution consiste donc à l’extraction systématique de ses éléments à savoir : l’huile, filtres à huile, à gasoil ou essence, liquide de frein, liquides de refroidissement et de lave glace, batterie au plomb, fluides de climatisation, pneumatiques, réservoir GPL. Après les avoir retirés, ces déchets sont stockés et traiter de façon soigneuse afin de prévenir tout risque pour la santé et l’environnement.


Au sorti de cette phase, l’engin est considéré comme déchet non dangereux. Ensuite, il est démantelé afin de récupérer des pièces de réemploi qui seront revendues sur le marché d’occasion à des particuliers ou des professionnels. Le broyage est la seconde étape de traitement. La carcasse du véhicule est transférée chez un broyeur agréé qui va la « déchiqueter ». Débute alors le tri post-broyage, d’où l’on sépare les métaux ferreux et non ferreux ainsi que les différents plastiques. Les matières extraites sont préparées et affinées afin d’être réintroduites dans le cycle de la production comme matière premières secondaires.

EN QUOI LE RECYCLAGE DES VHU EST-IL NECESSAIRE ?

Le recyclage des VHU est d’une importance capitale car elle permet avant tout une « renaissance ». Aussi la gestion des VHU revêt des enjeux environnementaux économiques importants. De plus, chaque fois qu’une pièce d’un VHU est réemployée, l’énergie nécessaire pour la production d’une pièce identique est économisée et aucun rejet de fabrication ne se retrouve dans l’environnement. Les matières premières sont ainsi préservées.

BON A SAVOIR…




KENGUE Cindy

Journaliste stagiaire AGM                                                                                                

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