LE PORC, AU-DELA DU TABOU - Africa Green Magazine

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LE PORC, AU-DELA DU TABOU

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LE PORC, AU-DELA DU TABOU


AGM-Sénégal        Pour du saucisson au petit déjeuner, des lardons dans ses pastas ou encore pour des grillades, le porc est désormais consommé sous toutes ses formes en Afrique. Très prisé pour son gout inédit, le porc a pendant longtemps été un aliment tabou de notre alimentation pour des  raisons religieuses ou hygiéniques. Ces dernières décennies, l’élevage de porc a connu une expansion considérable dans plusieurs pays d’Afrique, notamment en Afrique de l’Ouest et centrale.

Un secteur en pleine expansion …

La forte demande en porc ouvre la voie à un nouveau marché. Aujourd’hui plusieurs entrepreneurs se lancent dans ce secteur plein d’avenir. La production de porc en Afrique subsaharienne était évaluée à 800.000 tonnes en 2007, soit 1% de la production mondiale. Aujourd’hui plusieurs pays développent l’élevage porcin. Au Sénégal, chaque année l’élevage annuel connait une croissance de 3,5% et couvre 15% de la production de viande blanche du pays. Les gouvernements et les jeunes entrepreneurs ont compris l’aubaine qui se trouve dans l’élevage porcin. « Par rapport à leur masse corporelle, les porcs produisent beaucoup plus de viande que les bovins, les chèvres et les moutons, et leur alimentation est peu coûteuse par rapport à celle des autres animaux d’élevage. La période de gestation d’une truie est d’un peu moins de 4 mois et sa portée moyenne est de 10 porcelets, soit 20-25 porcelets par truie et par an. De plus, les porcelets ont une croissance rapide et ont besoin de peu d’espace pour vivre. Les coûts de démarrage d’un petit élevage porcin sont aussi relativement peu élevés et les retours d’un investissement dans un petit nombre de bêtes sont rapides et importants… », rapporte un confrère de CTA.

Ses fâcheuses contraintes…

Plusieurs études sont menées afin de cerner un peu plus les contraintes de cette activité très productive certes, mais bancal. Sur le plan local, les éleveurs sénégalais se plaignent des difficultés rencontrées quant à la santé et à l’alimentation des animaux. Relevant pour beaucoup de leur activité secondaire, ils songent à l’abandonner du fait de la cherté des produits alimentaires et de la rareté des médicaments. Du côté de la Cote d’Ivoire, Dominique KOIDIO, éleveur de porc, affirme pour Ouest France « il faut presque tout importer : le matériel, les premix, la génétique… des boucles d’oreilles (pour identifier les porcs), des aiguilles, des marqueurs… tout ce qu’on ne trouve pas ici ». Pour lui, les causes du retard de l’expansion du secteur porcin sont les couts de productions élevés, le manque de formation, banques craintives face au projet d’élevage porcin. Toutefois le principal problème se trouve à un niveau de l’importation. « Des carcasses entières arrivent par centaines au port d’Abidjan, peste Dominique. Votre agriculture est aidée, pas la nôtre. Comment voulez-vous qu’on résiste. »  Nous voyons là le dépit des éleveurs face à une concurrence déloyale. Le gouvernement peine à imposer des lois afin de favoriser la production locale de viande au détriment de celle importée. Serait-ce un souci de qualité ?

Petit détour au marché du porc …

On arrive à peine à l’entrée du marché qu’une odeur appétissante égaille nos papilles. Nous sommes à Grand-Yoff, au marché Bignona (dédié exclusivement au porc) à Dakar au Sénégal. Nous apercevons des étales où sont disposés des carcasses de viande et des barbecues où fume de la viande grillée. En Côte-d’Ivoire, c’est le marché de Gabriel gare qui ravitaille les commerçants de viandes cuites de la ville. Selon certains, la commune de Youpougon serait celle où l’on consommerait le plus de porc : mythe ou réalité …

 



PAMOUANDE Princesse D.

Journaliste stagiaire AGM

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