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La stigmatisation, une nouvelle épidémie en Afrique due à la maladie à Covid-19

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La stigmatisation, une nouvelle épidémie en Afrique due à la maladie à Covid-19 



La maladie à Covid-19 a eu des conséquences sanitaires importants à travers le monde, entraînant le décès de plus de 700 000 individus déclarés.

En Afrique, les chiffres compilés, des centres de contrôle et de prévention des maladies en Afrique datant du 29 Juillet 2020, indique que sur une population globale de 1 216 millions, près de 872 000 cas de contamination ont été enregistrés, dont 18 475 décès dus au Covid-19. Ce qui représente 5,45 % des contaminations et seulement 2,8 % des décès dans le monde.

Ce taux relativement bas des cas de maladie à Covid-19 en Afrique par rapport à d’autre régions du monde pourrait laisser croire que les communautés africaines ne souffre pas tant que ça de cette pandémie. Cependant, la peur et la stigmatisation qu’a généré la maladie ont eu des conséquences encore plus fâcheuses dans de nombreuses communautés africaines.  
Photo de Gordon Turibamwe /@Pixabay
En effet, la méconnaissance de la maladie à Covid-19 et la peur de l'inconnu ont conduit les communautés à la stigmatisation de la maladie. Résultat, la cohésion sociale est compromise ; les populations potentiellement infectés hésitent de se faire dépister, se cachent pour éviter la discrimination, ils ne cherchent pas à se faire soigner immédiatement ou à observer des mesures préventives, les personnes soupçonnés d’être malade sont évités, quasiment exclus.

Au Burkina Faso, des équipes nationales d'intervention rapide face à la maladie à Covid-19 ont été mise en place pour limiter la propagation de la maladie. Cependant, « À cause de la stigmatisation, les gens préfèrent que l'équipe d'intervention rapide ne se présente pas chez eux », explique Safiatou Ouédraogo, Coordonnatrice de l'équipe d'intervention rapide au Centre médical urbain de Ouagadougou.

En Côte d’ivoire, déclarée positive au Coronavirus, Mme Djéréhé Claude Gervaise (Sous-préfète) avoue avoir été rejetée par des proches après avoir été déclarée positive à la maladie. Elle déclare « C’est une maladie réelle, il faut que les gens évitent de stigmatiser les malades. J’en ai fait l’amère expérience, j’ai eu l’impression que le monde s’écroulait. Des personnes que j’estimais m’ont tourné le dos. C’est une situation difficile. Mais, aujourd’hui, nous sommes devant vous. C’est une maladie comme tout autre… ».

Au Sénégal, M. Papa Baba Kébé, récemment guéri du coronavirus, affirme qu'il ne comprend pas réellement pourquoi les gens s'acharnent sur les cas positifs. "Si on a le virus, ce n'est pas parce qu'on a été sale, ce n'est pas parce qu'on a été négligeant, c'est quelque chose qui doit arriver et quand ça arrive tu n'y peux rien", se lamente-t-il. Exploitant les leçons tirées de l’expérience de lutte contre la stigmatisation et la discrimination liées aux services du VIH, les acteurs communautaires ont lancé l’initiative "Navétanes Covid-19" en partenariat avec les collectivités locales et les acteurs communautaires pour sensibiliser et impliquer les populations.

Fournir les bonnes informations sur la maladie à COVID-19, s'attaquer à la désinformation et aux rumeurs, et établir la confiance avec les communautés sont des éléments essentiels pour lutter contre la stigmatisation. De plus, il est important de communiquer avec compassion avec les patients atteints de COVID-19 de même que collaborer avec la communauté, les chefs religieux et toute personnes  pouvant transmettre les bonnes informations et aider à réduire la peur et permettre de changer la façon dont les gens perçoivent ceux qui sont atteints du virus.


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