Dégradation des forêts africaines : le bambou et le rotin à la rescousse - Africa Green Magazine

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Dégradation des forêts africaines : le bambou et le rotin à la rescousse

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Dégradation des forêts africaines : le bambou et le rotin à la rescousse

La promotion du bambou et du rotin en Afrique centrale et de l’ouest ouvre des pistes prometteuses en matière de protection de l’environnement et de lutte contre la dégradation des forêts. C’est du moins l’espoir qui s’est dessiné  à Yaoundé, lors de l’inauguration du siège Afrique centrale d’Inbar (International Bamboo and Rottan Organisation), par son directeur adjoint, et en présence des membres du gouvernement camerounais.

L’exploitation anarchique des forêts en Afrique est un sujet qui inquiète de plus en plus. Le bois coupé n’est pas remplacé de façon automatique. Et quand bien même le reboisement est effectif, il faut du temps pour que le vide créé soit comblé.
L’Organisation internationale pour le bambou et le rotin (Inbar), a désormais un siège dans la capitale camerounaise. Le Cameroun ayant l’avantage d’être bilingue (français et anglais), ce bureau régional qui couvre l’Afrique centrale va aussi travailler avec l’Afrique de l’ouest.

L’objectif du bureau est de pouvoir renforcer la présence d’Inbar en Afrique, particulièrement en Afrique centrale avec ce grand potentiel que constitue la forêt du bassin du Congo (deuxième massif forestier tropical après la forêt amazonienne ; plus de deux millions de Km² ; partagé par six pays : Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, RDC, Gabon et Guinée équatoriale). Il sera question « d’accompagner ces pays qui ont déjà de la forêt, mais souvent avec des problèmes de création de l’emploi, problème de dégradation des forêts… »

Comme le souligne René Kaam, directeur et chef du bureau régional d’Afrique centrale d’Inbar, « sur le plan environnemental, le bambou a l’avantage qu’il pousse très vite. Il peut atteindre sa maturité après trois ou quatre ans. Ce qui le rend très très compétitif par rapport au bois. Et il a aussi une grande capacité de séquestration du carbone. Aujourd’hui, nous parlons de changement climatique, de réchauffement de la planète. Avec les plantations de bambou, nous avons la capacité de séquestrer le carbone en grande quantité ».

En dehors des avantages sur le plan environnemental, le bambou et le rotin sont aussi des appuis incontestables en matière de développement économique et de création d’emplois. Ils permettent de fabriquer des meubles, de produire de la pulpe à papier, de confectionner du textile, de faire des boissons…

Pour marquer son approbation au projet de promotion de ces deux produits non ligneux que sont le bambou et le rotin, le gouvernement camerounais s’est vu fortement représenter pendant la cérémonie d’inauguration. Etaient présents : le ministre de l’Agriculture et du Développent rural (Minader), Gabriel Mbaïrobe ; le ministre des Forêts et de la Faune (Minfof), par ailleurs PDG d’Inbar, Jules Doret Ndongo ; et le ministre des Relations extérieures (Minrex), Lejeune Mbella Mbella.

A.G.M
Source

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